Moins de rhumes et d'infections respiratoires grâce aux probiotiques

Le poumon est également peuplé par des micro-organismes qui forment le microbiote pulmonaire.

POUMONS ET INTESTINS, UN LIEN INNATENDU

La concomitance entre dérèglement du microbiote intestinal et propension aux infections respiratoires fait émerger une potentielle corrélation entre l’appareil intestinal et respiratoire.

Intuitivement, ces derniers ne semblent pas communiquer et leurs microbiotes respectifs ont séparément fait l’objet de plusieurs études.

Mais en regardant de plus près l’anatomie humaine, il devient possible d’y voir plus clair.

Premièrement, les deux appareils partagent le même point d’entrée, la bouche.

Par ailleurs, lors de l’évacuation par la toux de particules présentes dans les bronches, des micro-organismes peuvent passer du poumon à l’intestin.

L’inverse est également possible, lors de reflux de l’estomac et de l’œsophage.

Enfin, poumons et intestins sont impliqués dans le transport de métabolites, de petites molécules issues du métabolisme qui rejoignent la circulation sanguine ou de cellules immunitaires qui transitent dans le circuit lymphatique.

COMMENT PROCÉDER ?

Par exemple, la grippe n’est pas forcément très grave en elle-même, mais c’est l’éventuelle surinfection bactérienne qu’elle implique qui la rend grave.

Des travaux ont montré la diminution, lors d’une infection grippale, de la teneur en acétate, un métabolite produit par le microbiote intestinal et essentiel à son système immunitaire.

Et quand on supplémente des souris avec ce métabolite après leur infection par la grippe, on diminue chez elles l’apparition de surinfections bactériennes des poumons.

Cela reste certes préventif, mais c’est de donner des probiotiques pour empêcher l’évolution délétère d’une infection respiratoire