Table of Contents
ToggleDysbiose intestinale : qu'est-ce que c'est ?
La dysbiose intestinale se traduit par un déséquilibre au sein de la flore intestinale.
Il peut s’agir d’une diminution du nombre de bonnes bactéries ou d’une hausse des mauvaises bactéries.
Très rarement, il est possible que la faible diversité du microbiote intestinale soit d’origine héréditaire.
Les différentes causes d'une dysbiose intestinale
UNE ALIMENTATION « MODERNE »
Notre microbiote est propre à chacun et se constitue dès la naissance sous l’influence de différents facteurs. Il évoluera également au cours de la vie de l’individu selon l’environnement et les modes de vie.
Dès leur plus jeune âge, on peut constater la différence du microbiote chez les nourrissons allaités et ceux qui prennent du lait artificiel. Ce dernier renferme peu de bactéries appartenant à la famille des Bacteroidetes. Il contient également plus de bactéries Firmicutes.
Quant au lait maternel, il est composé de bactéries nécessaires aux croissances des Bifidobacteriums et de nombreux autres microorganismes. Cela explique pourquoi le système immunitaire chez les enfants allaités est plus résistant.
A l’âge adulte, certains régimes alimentaires appauvrissent le microbiote intestinal : C’est le cas des alimentations riches en sucres et des produits industriels. Ces derniers comportent souvent des additifs nocifs pour la flore intestinale.
LES EFFETS SECONDAIRES DES MÉDICAMENTS
Certains traitements médicamenteux perturbent le microbiote intestinal. On parle notamment des antibiotiques. Parfois, ils détruisent certaines bactéries même non pathogènes à l’organisme.
D’autres médicaments ont également été incriminés comme les antiacides, les antipsychotiques et la metformine. Cette dernière est utilisée dans le cadre du traitement du diabète de type 2.
L’AVANCÉE DE L’AGE
Le vieillissement entraîne un appauvrissement du microbiote intestinal, surtout des Bifidobacteriums. En contrepartie, les Enterobacteria deviennent nombreux.
Le sujet devient alors plus exposé aux infections et aux troubles digestifs.
En parallèle, la perméabilité intestinale augmente.
Le système immunitaire devra ainsi faire face à de multiples agressions.
Ceci occasionne un risque accru de phénomènes inflammatoires conduisant à diverses pathologies : ostéoporose, faiblesse et fonte musculaire, douleurs musculo-squelettiques, maladie d’Alzheimer, troubles cognitifs, troubles du comportement …
LES ACCOUCHEMENTS PAR CÉSARIENNE
Un accouchement par voie basse permet au nouveau-né d’hériter des germes de la mère.
Quant aux bébés accouchés par césarienne, leur microbiote provient surtout de l’environnement.
On remarque ainsi une proportion inégale de certains microorganismes dans ces deux cas.
La différence est plus marquée au niveau del’espèce Bifidobacterium.
Cette espèce est plus nombreuse chez les bébés nés par voie naturelle, comparée aux bébés nés par voie césarienne.
Des études ont montré que les bébés accouchés par césarienne se retrouvent plus enclins aux allergies et à l’obésité.
UN EXCÈS D’HYGIÈNE EN NÉONATALOGIE
Grâce aux mesures strictes octroyées en puériculture, les nouveau-nés se retrouvent de moins en moins exposés aux infections néonatales.
Toutefois, cet excès d’hygiène influe sur le microbiote d’un nourrisson.
Cela entraine une réduction de la diversité de la flore intestinale du bébé ce qui peut occasionner une dysfonction immunitaire.
Le stress, la consommation abusive de tabac sont aussi des facteurs favorables à la dysbiose intestinale.